ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2016

Metar au beau fixe

Lorsque Max frappa à la porte de la chambre, Hedda était partie depuis longtemps. Le bureau était net, le mur dépunaisé, plus aucune carte. Il ne chercha pas de lettre, Hedda n’écrivait pas.
Elle avait une nuit d’avance. Loin déjà.
Il prit la voiture et roula vite. On ne sait jamais.

Meeley était prête

Hedda ne l’était pas. Mais elle s’alignerait. Victor pourrait faire craquer tout ce qu’il voulait, doigts, mâchoires, elle s’obstinerait.
« Elle a tout vidé, les sièges, il ne reste rien, elle n’emmène personne » dit Irène
« Dis lui, toi, jamais elle ne l’arrachera. Et après, elle fera quoi ? »
René ne répondit pas.

Sourire au coin

Ressemeler le
Portrait, photo écaillée
Où se plissent les traits.

Le montreur d’os

Toute pudeur bue, couennes corrompues, mes chers lambeaux, à leurs crocs suspendus.

Le tendiant

Donne à qui ne veut
Prendre, son argent à ses
Pieds, tas d’infortune.

Pillage

Le sable a bu,
Reconquête, gratter
Les traces séchées.

Eté glacé

Les portes, les fenêtres,
Derrière, le froid en meute, ne
Pas être sa proie.

Douane

Fuir vers ses arrières,
La barrière du temps baissée,
Un garde-frontière.

Les clameurs

Au chahut, réponse
Du silence, les remous
Apaisés reposent.

Dérivation

Le continent, celle île dont je me défends, aller au désert de ma terre, un radeau m’attend.