ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2016

Stormy weather

L’ardoise noire
Des nuages, lourde lauze
Sur la nuque du ciel.

Cent fautes

Ecrire la ligne
La plus longue de soie à toi,
Patience du pêcheur.

Je deux miroirs

Nulle aile
Ici, mais
Une elle
Qui croît
Au bout
Des doigts,
Haut-hisse-toi,
Dit-aile,
Oiseau,
Gravis
L’échelle
Et cingle,
Libre
De ton cielle,
Vers le cercle
Seul
De tes cieux.

Fairy song

Gazelle azul,
Vos bras,
Ses ailes,
A whiter
Shade
Of pale
For the black
Of a caracal.

Auf den Spuren

En Pernambouc comme
Au Saskatchewan, les cieux
Sont-ils verts ou bleus ?

Curitiba-Petrolina

Oiseau blanc, oiseau
Bleu, croix du sud, Nungesser
Pour Latécoère.

Fille de l’air

Baptistère
A ciel
Ouvert,
Le chrême
D’un bleu
Clair
Au front
Posé
Par un prêtre
Qui n’a d’autre
Religion
Que le ciel,
Et de fidèles
les nuages.

La salle des cartes

Le temps du choix était venu, comme un visiteur poli.
« En vérité, je me le dis ». Faire pour soi ce qui sera lu comme folie, « mais j’ai raison ». Hedda tint bon. Elle ferma la boucle. La fille du capitaine Smith monta pour la première fois sur le pont. Seule à la manoeuvre.

Transatlantique

Hedda écrivait de longs courriers, destination de l’autre côté, du papier blanc, des adresses inventées, des billets de soute qui prenaient l’air, voyageurs non accompagnés.

Unlucky why ?