ce que vos yeux vairons

Bibliothèque rose

Dans le jardin de ma grand-mère, il suffit de fermer les yeux, pour faire venir l’été, un pied d’heuchère, sous le cerisier.

Malakoff-Chamonix

Un givre de feuilles, que mes pieds froissent en traînant. Dans ma poche, un paquet de gaufrettes, le praliné du lapin Gringoire. On chausse du combien, quand on a huit ans, et que l’on traîne les pieds sur les tapis de feuilles sucrées au premier gel. Je ne m’en souviens pas, le lapin Gringoire a disparu, emportant avec lui toute mesure, celle de mon petit pied, et celle du temps perdu.