ce que vos yeux vairons

La quête

Si j’avais assez de foi. Je me pencherais jusqu’à y tomber, jusqu’à voir en l’étang un jardin et son herbier, où il me suffirait de respirer autre chose que de l’eau, d’écarter d’une main ce qui lui tient de posidonie, pour trouver, endormie au pied des roseaux, une silhouette, un frère du capitaine Nemo.

Manucure

Je n’ai pas les doigts doux, vous auriez des cals au coeur, je les abraserais.

Embâcle

Qu’ai-je broyé entre mes doigts, qui crèvent. Le verre pilé du froid porté par le vent, et mes mains s’ouvrent comme des fruits trop mûrs, et j’essuie sur ma bouche un suint tiède, le goût de fer du sang, figue violette, caviar de la grenade, l’hiver, et son sucre amer.