ce que vos yeux vairons

Tu sais, l’amour, micro-ondes, ce truc qui te remue de l’intérieur, et métastase jusqu’à ta glace, ce que le coeur a de sexe, tu es impassible et magma.

Nabi

Nous faisions, enfants, des motifs au tampon, indiennes à la pomme de terre, répétition de sections carrées en pointillé, bleues, vertes, avec des bavures de frites crues, sur de grandes affiches, qui finissaient par gondoler, les verres d’eau se renversent sur le papier, une marine, l’étang aujourd’hui aussi est froissé, un vent léger, je le repasse d’un revers de la main, poudre d’amidon.

Fata Morgana

Le banc est très long, sous le vitrail, aucun coussin, qui empêche de glisser, d’un bout à l’autre de la rangée, je suis le soleil qui cascatelle, ma tête, dans l’ombre bleue du manteau d’une sainte, et sur mes mains, des points rouges, qui oscillent dans la poussière, un nuage, et la cible disparaît, je change de banc, les jaunes, de la lumière qui ondule, la vieille dame devant moi a blondi.

Eclipse

Des morceaux de bouteille, sur le bas-côté, et soudain, la route se met à miroiter, l’arbalète se tend jusqu’à mon oeil, le verre d’un carreau

Miscible

Du papier bulle effervescent, 0ooo, pour soutenir ce qui coule, 0ooo, le parpaing des mots, la fonte de l’encre au fond de l’eaooo.

Qu’est-ce qui peut être plus chaux vive que le silence, une bouche scellée, bouleau d’une boîte gigogne, le silence, dans le silence, jusqu’à l’extinction, jusqu’à l’amertume, acide prussique du mot ultime, effacez-moi.