Tomber dans le panneau

Enterré sous le sable, juste la tête qui dépasse, le soleil
Le soleil ne prend aucun coup de soleil, y-a-t-il plus soleil alentour ?
Autour de lui, la nuit, qui ne fait pas mal, ne fait pas luire
Sa tête couronnée, diadème de cuivre verdi, celui d’une statue, et de son sommeil de sel, fleurs de givre sur le sable, toutes les cinéraires que la lune fait pousser
Loin, le perron. La maison est un point gris
Sur une ligne bleuissante, la mer en horizon,
Ou sont-ce déjà les nuages, l’ombilic de l’allée,
Dans l’ombre des arbres-à-noix, je t’en conjure,
Ne prononce pas le mot, une vague venue de nulle part
Pourrait t’emporter, nourrir sa vouivre.
Ici, l’entrée, la terre, plus tout à fait, le divan de pierre
En demi-lune, et sa fontaine arrêtée, des flots de lierre,
Sur l’assise usée, j’attends, dans mon flacon de verre,
Une goélette de papier, des embruns de coton,
Des cris de mouette, qui fuient par le goulot,
Un parchemin réduit à sa plus simple expression, mon truchement,
Poésie-Jivaro, écoute, c’est tout petit
Sur le divan de pierre, assise, j’attends
Glutamate, mal de
Tête chinois du lecteur
D’estampes, les yeux las