ce que vos yeux vairons

Darwin et le fil dentaire

Le jour où les poules
Auront des dents, je n’aurai
Plus d’urticaire, elles,
Plus de tartre, et
Les chenilles seront à poil,
Entre deux molaires

Contrition (du bout des lèvres)

Le bras, donneur de
Leçon. Mais tout de même, des
Chenilles ur-ti-cantes…

Compassion

L’orage, remercié
À genoux (Bras d’honneur aux
Chenilles urticantes,
Leurs démangeaisons)

Black jack

La terre des allées
Voit la vie en rose, jonchée
De pétales, la pluie.
Consolation du
Calendrier qui arbore
De juin, tout en un
L’été

Immobile

Le vent soulève
Traîtreusement ta jupe à
Volants. Il y a
Là, plongeant sous terre,
Syndrome chinois, tes pieds qui
Prennent racine, se cambrent,
La plante, au noir de
Charbon. Et sous le cercle
Du tissu à fleurs,
Tout ton comté, d’une
Aire comparable à la
Dent d’un timbre-poste,
La terre lourde sous les étangs,
Ta pesanteur,
Ton pas de scaphandrier
Quelle nomade es-tu ?