Seufzen
Aux âmes, au Nord de l’Anaon, que remue
Le vent des prières des vivants, « Bist du bei mir »
Aux âmes, au Nord de l’Anaon, que remue
Le vent des prières des vivants, « Bist du bei mir »
Sous la cire noire d’un pétale d’aeonium,
Disparaît l’étrange figure, masque africain,
Bouclier oblong, feuille de laurier rouge et
Mouvante, le dos d’un cherche-midi, je me
Penche sur la plante, l’oreille sur son calice,
Étrange coquillage, je rêve qu’il s’en élève,
Un mélisme, bribes d’une mélopée, la silhouette
Du Nyiragongo, un visage sombre et
Mystérieux, car n’est-ce pas ce que l’on attend,
D’une fleur, à la porcelaine couleur d’obsidienne,
Mais, à l’instant de revenir du sommeil,
Quelque chose se passe, sur ton visage,
Un nuage te fait grise mine, puis, tu souris
Prise au collet de
La haie, l’exhalaison de
Chèvrefeuille, il pleut
Le regard-guéréwol, l’oeil grandit, et dit,
L’avidité, le coeur a les joues hâves