ce que vos yeux vairons

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Pluie, artefact

Crépitement de
La craie qui mousse sous la
Goutte de vinaigre

Peaussible

Je délimite un
Carré mercurochromé
Malevitch rouge

Nuit blanche

Créature, guettée
Son territoire, mon sommeil
L’aube est ma licorne

Alcian

Le film est colorisé
À une lettre près, on pourrait dire qu’il est colonisé par la couleur
Colorié
Comme le cahier de dessins d’un enfant appliqué, rien ne dépasse, rien ne bave, les blancs, leurs ombres noires se remplissent de gros aplats de gouache, les uniformes verdissent, les pommettes rosissent, des étoiles de mer rougissent à la place du coeur, et des branches de corail moussent à la commissure des bouches
C’était le printemps, il y a la mer, son primaire bleu

Une, et indivisible

Ses évolutions, en forme de rond, de 8, d’anneau
Derrière le carreau, l’appel, lumière miroitante, et ombres tremblées, un arbre transparent, entre elle et le soleil
Elle s’épuise, derviche-abeille, sa danse au ruban
J’entrebaille la fenêtre

Cendre de lilas

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La lune et le buisson

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Cockpit

Jpeg

Nano

Elle brûle, la feuille.
N’en fouille pas la poussière
Sur la cendre, le repentir gris
Copeaux de lettres, ça et là
Les débris
Décombres d’une histoire
Papier-carbone de la fumée,
Alphabet lacunaire
De ses noirs rinceaux

Lecture

L’avenir, dans le
Marc de café, le passé
Dans les détritus