ce que vos yeux vairons

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Il est là, l’épi

Repasse, le tissu
Du poème redevient lisse,
Mais un pli, rebelle

Archéologie

Toute sa vie, tapie
Entre les plis de ses rides.
Traces de la poussière

Papiers mâchés

Abandonnés sur
Un banc, froissés. Un journal,
Vieil homme, et vieille femme

Décélération

Se pencher sur le
Souvenir. Le berceau d’un
Enfant qui vieillit

Thermique

Entre le soleil
Et le champ de colza, un
Fétu d’oiseau plane

Dialogue

Le vent lissant la
Liffey soudain se cabre
Haubans d’une harpe

Tout est rien

Sur son coussin de
Mousse, une plante, qui pousse du rien
De l’air du temps. Tout

Pour le chant

Le souffle, le vent,
Entre les cornes-harpe
D’une vache au champ

Tourné en rond

Un cerne d’eau, sur
Le fil du bois du plateau.
Le verre n’est plus là

À la fin

Les lanternes de
Papier lancées, la nuit brûle
Le poème aussi