ce que vos yeux vairons

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Nuit

Matricielle. Mère de
Toutes les nuits, abreuve la
Peur, de son lait noir

Mantra dans sa maisonnette

Un serpent ayant
Perdu la tête, retrouva
Sa queue à sonnette

Dévoration

Sur la mer étale,
Le soleil fond son cinabre.
L’eau s’en régale

Synovial

Au pré vert, semper
Juvenescens, la sève
Perle, l’herbe, fauchée

Ci-dessous, le jardin aux bambous

Ici-bas, le vent
Souffle, il n’y a pas de
Célesta. Nur Lärm

Bambous, harmonica

Grains de riz verts, feuilles
Bruissantes lancéolées,
Doigt de verre du vent

La dame de carreau

Le feutre or et
Vert des pollens, au travers,
Y voir le printemps

Rien, strictement rien

Je n’ai rien en poche.
Avec strictement, je n’ai
Même plus de poche

Du verbe naît l’adjectif

Je lis « Il est mort »
Coeur de la phrase, qui bat,
Il est, autrement

Un baptistère

Par l’oculus, la
Pluie, le cénote se remplit,
Comme, à ciel ouvert