Printemps
Le besoin d’hiver,
D’abstinence de couleur, que
Grandisse la faim
Le besoin d’hiver,
D’abstinence de couleur, que
Grandisse la faim
Autour de l’étang,
Leur linge vert, qui pend. Ménage
De printemps. Les saules
Couper le son, comme
Dans un film d’horreur. Et tout
Devient supportable
Un repas bruyant,
Je m’isole dans les toilettes.
Le prix du silence
Les fleurs, du champ, au
Vase. De la dilatation
À la contraction
De loin.
C’est un rouleau de grillage, de ceux dont on délimite les jardins. Des losanges, en forme d’écaille, parfois moussus, ou un filet de vase, entre le kaki, et l’olivâtre.
Ça se débat, entre des bras robustes, un buste se penche sur le bout de grillage ondulant, murmure quelque chose.
Il faudrait s’approcher, pour entendre, distinguer mieux le rouleau dans le berceau des bras.
En voir le début.
Le rouleau a une tête.
Et la fin.
Une queue.
Histoire, sans queue, ni tête, fin en queue de poisson
Écrire soupirail
Plan incliné, pencher vers
Le rez du papier
Du pain azyme, ses
Petits cratères en ingrain,
Matin de la lune
Laisser pâturer
La poésie, se faire sa
Cheville chevrière
Tentation. Laisser
Le poème déborder,
En longs phylactères