Novembre, La Baule
Front de mer désert.
Estivants retirés dans les terres.
Un cavalier, solitaire.
Le grondement des vagues retrouvé,
Et la baie débarrassée.
Nue et claire.
Front de mer désert.
Estivants retirés dans les terres.
Un cavalier, solitaire.
Le grondement des vagues retrouvé,
Et la baie débarrassée.
Nue et claire.
Coup
De soc
Du crayon
Qui laboure
De noir
Les flancs
Restés
Blancs
De la feuille
De brouillon
Le velours
Bleu-nuit
Du ciel
Eteint
Les derniers
Rayons
De soleil
Au crépuscule
Une gnossienne,
Cohen
En préambule
Flamboiement
Des sous-bois
Embrasement
Des ramures
Qui se consument
Glaçure
De la pluie
Sur le brin
D’herbe
L’engoulevent
Fend
De la nuit
Le silence
De son cri
Ocelles violine
Des prunes
Voilées de pruine
Ramboutan rasé de près
Goémons et laminaires
Font coussin de diamantaire
A la pépite dépolie
De verre