Un mal, des mots
Quand
Douloureux
Parfois
Il carde
L’émail
De sa voix,
Tantôt,
Grâce
Aux abois,
Se faufile
En funambule
Gracile,
S’encorde
Et se hisse
En pavois
Jusqu’à
La grève
Gercée
De l’orbe
De ses lèvres.
Quand
Douloureux
Parfois
Il carde
L’émail
De sa voix,
Tantôt,
Grâce
Aux abois,
Se faufile
En funambule
Gracile,
S’encorde
Et se hisse
En pavois
Jusqu’à
La grève
Gercée
De l’orbe
De ses lèvres.
Mon candide
Petit
Caméléon,
Balancier
En colimaçon,
Me surprend
A jouer
Les garçons,
Lorsque
De la pointe
De sa pince,
L’envie
Le prend
D’adoucir,
En petit
Croupier
Avisé,
D’un ou deux
Dés blancs
De Légo,
Mon petit moka
Au cacao.
Les grotesques
Se désarticulent
En un branle
Macabre
Qu’ils gesticulent,
Hyènes
En meute
Qui s’aliènent
Au désordre
D’un monôme
Ricanant.
Majordame
Serrée
En sa queue de pie,
Laisse briller
La moire
De sa livrée.
Sautelle
Sur son échelle
De fil,
Et ponctue
Le velours
Du ciel
De la soie
De sa virgule.
Dans un sac,
Pour leur voyage dernier,
En dépouille
De leurs jours passés,
Paletot usé,
Eau de Cologne
Bon marché.
De leur peu de poitrail
S’exhale, guttural et sombre,
Le chant haleté des entrailles.