Echeveau
Haute lisse
Du caftan
Qu’elle tisse
A perdre haleine,
Nouant les files
Rêches
De ses mots
Aux maux
Noirs
Comme silice.
Suaire d’épines.
Soie au supplice.
Haute lisse
Du caftan
Qu’elle tisse
A perdre haleine,
Nouant les files
Rêches
De ses mots
Aux maux
Noirs
Comme silice.
Suaire d’épines.
Soie au supplice.
A sa particule,
Arrachée
Comme soldat
Que l’on dégrade,
L’oiseau-gueux,
Mercenaire
Des plaines vides,
Raye l’air lourd
De l’hiver
De ses contours
Noirs.
Corsaire
Sans roi.
Un haïdouk.
Il lut les silences,
Les intervalles
Longs et blancs.
A la sourdine,
Enfin leva les yeux.
Aux cieux ulcérés
Elle dresse
Le clocher tors
De son buste.
Orgueil
Pour toute
Droiture.
Etre une sentinelle,
Vacation,
Et le sommeil,
Prendre le dernier quart,
Attendre le moment.
Sauter.
Je joue, je perds,
L’émerveillement.
Combien de fois
Sa remorque tranquille,
Tendue
Sans rompre
Jamais,
A cinglé
Par ses gros temps,
S’amarrant sur le pas
D’une herse
De fonds
Hauts
Et coupants,
Pour ramener au port,
Le gisant
Echoué
D’une barque,
Membrure
Arrachée.
Décembre se consume jusqu’à la cendre.
Un soleil pâle, pulmonaire cireux, a trouvé refuge dans l’âtre, lion famélique retiré des parades.
L’hiver, noir de sa nuit, s’étire sans hâte.
Le jour s’est tu.
La nuit, elle erre sous ses paupières.
Au matin, ses pas sur son visage, grève de son chagrin.
Je suis
Une fin
De règne,
Une race
A son
Déclin,
Néandertal
Repoussé
En ses
Derniers
Confins.
Enfant
J’ai pleuré,
Nicolas Korpanoff,
Au moment
Du rougeoiment,
J’ai grandi,
Et c’est
Sans crier
Gare,
Que je rejoins,
Vivant,
Ogareff,
Et j’élis
Pour tout toit
Le ciel
Bleu nuit,
Bleu roi.