ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2014

Echeveau

Haute lisse

Du caftan

Qu’elle tisse

A perdre haleine,

Nouant les files

Rêches

De ses mots

Aux maux

Noirs

Comme silice.

Suaire d’épines.

Soie au supplice.

Le freux

A sa particule,

Arrachée

Comme soldat

Que l’on dégrade,

L’oiseau-gueux,

Mercenaire

Des plaines vides,

Raye l’air lourd

De l’hiver

De ses contours

Noirs.

Corsaire

Sans roi.

Un haïdouk.

Coda

Il lut les silences,

Les intervalles

Longs et blancs.

A la sourdine,

Enfin leva les yeux.

Abscisse

Aux cieux ulcérés

Elle dresse

Le clocher tors

De son buste.

Orgueil

Pour toute

Droiture.

Brigadoon

Etre une sentinelle,

Vacation,

Et le sommeil,

Prendre le dernier quart,

Attendre le moment.

Sauter.

Je joue, je perds,

L’émerveillement.

Contrepoing

Combien de fois

Sa remorque tranquille,

Tendue

Sans rompre

Jamais,

A cinglé

Par ses gros temps,

S’amarrant sur le pas

D’une herse

De fonds

Hauts

Et coupants,

Pour ramener au port,

Le gisant

Echoué

D’une barque,

Membrure

Arrachée.

Attendre

Décembre se consume jusqu’à la cendre.

Un soleil pâle, pulmonaire cireux, a trouvé refuge dans l’âtre,  lion famélique retiré des parades.

L’hiver, noir de sa nuit, s’étire sans hâte.

Le jour s’est tu.

Fata Morgana

La nuit, elle erre sous ses paupières.

Au matin, ses pas sur son visage, grève de son chagrin.

Finistère

Je suis

Une fin

De règne,

Une race

A son

Déclin,

Néandertal

Repoussé

En ses

Derniers

Confins.

Choisir son camp

Enfant

J’ai pleuré,

Nicolas Korpanoff,

Au moment

Du rougeoiment,

J’ai grandi,

Et c’est

Sans crier

Gare,

Que je rejoins,

Vivant,

Ogareff,

Et j’élis

Pour tout toit

Le ciel

Bleu nuit,

Bleu roi.