ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2014

Farewell

Je viens

D’un pays

Cinglant

Qui ne dit rien

Quand sonne

L’alarme,

Et vous étreint

Le poing,

Quand, sur le pas

De la fosse,

Les regards éteints,

Souillure du khôl,

Entament

Pour leur copain,

En un choeur

A peine murmuré,

Son au revoir,

Pour dernier

Refrain.

Les Virtuoses

Danny Boy

Le sillon

Blanc

De la larme

Sur la marne

De la suie.

La folle enchère

Ce jour singulier,

Où avec panache,

Poches trouées,

La vente

Vous avez

Confisquée.

Et payé

Le prix

D’un Ming

Un grossier

Petit vase

De Chine

Serment du jeu de paumes

Il n’y eut

Ni cierges,

Ni anneaux,

Le bleu

Du ciel

Pour tout

Vitrail

Et le chant

Des oiseaux.

Ce jour là,

Vous n’avez

Pas cherché

Ma main,

Juste

Cerclé

Mon bras.

Winterreise

La forge

A forgé

Tout l’été,

Couteaux de cuisine,

Couteaux de boucher,

Trop souvent

Mauvais acier,

Dur,

Cassant,

On s’y coupe

Croyant couper,

Alors on se panse,

Et l’on pense

A ne plus piquer,

A dégainer

Trop vite,

On se perd.

Respecter l’adversaire.

Je vous fais mienne :

Never plain never complain

Veilleur de nuit

Ouvrir

La boîte

De Pandore,

Espérer

Se colleter,

Mais tout

Le monde

Dort.

Les génies

Aussi

Sont fatigués.

Plomberie

Inéluctable destin de certains robinets : fuir goutte que goutte

Roman épistolaire
Quand un tonton flingueur écrit à tire-larigot

Amours ancillaires
Bonnes à tirer

Triste cire
Couille molle

Minette
Jeune chatte qui va au charbon

Autels particuliers

Y loger ses petits dieux facétieux et hilares