ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2015

Rétroviseur

Quand d’un mouvement,

Je me retourne sur mes vingt

Ans, le temps s’effile.

Un chat

Il vous circonvient

D’un regard, d’un coup de griffe,

Etablit les règles.

Chat

Le sceau de sa patte

Posé sur votre main vous

Désigne comme sien.

Le chat

Quand il vous adoube,

Ce saigneur de musaraignes,

Son vassal serez.

Housse de peau

Crevures rouges

Des gerçures

Qui béent,

Et couronnent

Mes doigts

De leurs ravines,

Mains mâchées,

Brûlure

Du gel

Qui hache

Les peaux,

Et les sertit

Des perles

Suitant

De la carne

Qu’il équarrit.

Aux rives du jour

Il erre,

Du paradis

De son patio

A l’enfer

De son patior,

Là, la lumière,

Ici le noir,

Mince

Porte

D’une lettre,

Pont

Etroit

Où gît

Celui

Qui affranchit

Sa mémoire

De la dette

De ses nuits.

Les assises de l’hiver

Ordonnent l’agonie

Du soleil, brassard blanc de

La neige endeuillée.

Le testament de Niijima

Surgissement d’une

Île, le géographe ajoute

Là son codicille.

Transfusion

Ecrire du bout des

Doigts, quand on se fait un sang

D’encre, rougir une page.

Une simple histoire

Vaguelettes pour tout

Remous, leur tout, de petits

Riens, des gens heureux…