Clair-obscur
Comme le balancier
Du métronome, je pendule
Du jour à la nuit.
Comme le balancier
Du métronome, je pendule
Du jour à la nuit.
Choisir l’heure la plus
Enfouie, dans le ventre de
La nuit, écouter.
Petit libelle en
Une bouteille jetée à l’eau,
Vaisseau de verre bleu.
L’univoque écho
Répond au soliloque d’un
Répons fredonné.
Les lèvres du ciel
Se cyanosent des noirs
D’un nuage d’orage.
Goutte à goutte du lent
Pépiement de l’oiseau qui
Solfie son doux chant.
Quand point
Le printemps,
Les trilles
De l’oiseau
S’accordent
Timidement
A l’ison
Guttural
Qui enfle
La gorge
Déployée
Du vent.
Je n’ai pas les reins
D’airain, je pose le poing et
Puis je jette l’éponge.
Reflux de l’hiver,
Refus de la nuit, baume du
Jour qui sourd enfin.
Le vent fait grincer
Le mât des arbres et emmêle
Les branches encordées.