Irminsul
Pousser la porte
De la forêt, et entrer,
Ma maison des vents.
Pousser la porte
De la forêt, et entrer,
Ma maison des vents.
Peau chauffée à blanc,
Son seul suaire de sueur
S’oppose à l’effluve.
Le passé remonte
La B.A.U. par la droite,
Comme une transgression.
Irréversible,
Il cercle le fût si lisse
D’un doigt assagi.
Un lourd drap de soie
Cèle en son sein le poing en
Sang d’un pied bandé.
N’a pour seule
Monture
Que celle
De ses lunettes,
Un heaume
Pour porte-plume,
Et pour
Toute cible
Des seuls
Coups
De sa lance
A la mine
Tendre,
Le coeur
D’une feuille
Blanche.
Ecrire en vers
Et contre
Les loups.
Son visage s’ombre
Des rouges violents du brasier,
Son buisson ardent.
Car CaÏn-Carrare,
Se faire la belle, Camille,
Et vagit la pierre.
Passées à l’épreuve
Du marbre, ses mains orantes,
Nées pierre et faites chair.