ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2015

Le sismotgraphe

Régler son capteur

Sur le grain le plus fin du

Papier, lire ses courbes.

Ne me suivez pas,

Mon pays de froid

Est là bas,

Entre Ob et Yrtich,

J’écrirai, quand

L’encre fondra,

Alors peut-être

Vous me lirez,

Tailler le bois

Pour me chauffer,

Pour vivre,

Ma plume ,

Attendre le soir,

Au seuil

De ma feuille,

Rester droit,

Mais je vacille,

Le cri

De l’aigle

M’appelle

Comme la colère

De ta voix.

Quelqu’un saura

stephan eicher

tu ne me dois rien

Tribute to Orville and Wilbur

Le triplan

Si lourd, cahotant,

S’arracha enfin du sol

Et vira sur l’aile.

Décollage au treuil

C’est fait, Max, arrête,

Donne lui ses ailes, haut la main

Droite, un mec, Garance.

The sound of silence

Stratus bar, j’attends

Le Robin et son amarre

Larguer le filin.

Le bob

Lunettes, fil de laine,

Capeline, va me virer,

Tu te crois où, hein ?

Davaï

Tomsk claque comme un coup

De knout qui lacère les chairs

Noires de la Taïga.

Old faithful

S’asseoir, attendre

La résurgence des mots,

Eux dans l’eau s’écoulent.

A. Deller

A la première note,

Son timbre si singulier,

Son sceau-cylindre.

Le stylite

Siméon, incongru,

Juché en vigie

Sur son rocher,

Scrute

Le désert vide

De la plaine.

Un bateau-phare.

Deux étés à Venterol

Mon enfance,

Ne pas vous faire l’offense de l’oubli.

Quand le goût du bonheur avait l’odeur de la lavande au bout de vos doigts. Et du savon à l’amande.

Closing time, T. Waits

Quels regrets retiennent

Prisonnière de leurs rets

La voix qui s’évade ?