A cire perdue
Bronze
Pourrissant
Des coings
Qui gisent
Comme
Flotille
D’épaves
Rouillées
Au pied
Lépreux
Du cognassier.
Bronze
Pourrissant
Des coings
Qui gisent
Comme
Flotille
D’épaves
Rouillées
Au pied
Lépreux
Du cognassier.
Les brumes
Bruissent
D’un silence
Mélancolique.
La nuit
Crépite
Du cris
Des oies
Qui s’assemblent
En grand
Banc
Sur l’étang.
Demain,
Elles
Se seront
Envolées
Vers
Un hiver
Qui
N’aura
Pas
Répudié
Son été.
Paschal de l’Estocart
Octonaires de la Vanité du Monde
Et le Monde et la mort entre eux se desguisèrent
Par l’ensemble Clément Janequin
L’inexorable
Automne,
Chasuble
Mauve
Comme
Cernes
De poitrinaire,
Entonne,
De sa voix
De rogomme,
D’un été
Aux joues
Hâves
Qui expire,
L’ode
Funèbre.
L’orage
Est
Déjà
Là
Quand
Point
Sur
Vos lèvres
La formule
Consacrée
« C’est
Krakatoa
Moins un ».
Je hale
Un chalut
Gonflé
De souvenirs,
Certains
Algues
Légères,
D’autres,
Vieux
Vaisseaux
Rouillés.
J’ai purgé
Ma peine,
Comme on
Saigne
Une bile
Noire.
Vous avez
Oté
Mes fers
Et réparé
Mes ailes.
Cap
A l’ouest.
Soleil
Couchant.
J’ai
Longtemps
Arpenté,
Semelles
De plomb
Aux pieds,
Les jardins
Vides
De mon
Passé.
Boris Vian
La java des bombes atomiques
Par Serge Reggiani