ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2015

Champs de l’aube

Au point du jour, j’ai

Cueilli, à peine éclos, les

Bleuets de vos yeux.

Comptine bréhatine

Ci-devant

Bréhat,

Là où

Les noyers

Sont

Des  arbres

A noix,

Chassait

Naguère,

Un vieux

Grognard,

Matou

Matois,

Moustaches

De guingois,

Et un oeil

De travers,

Pelisse

Mitée

Comme

Vilaine

Peau

De lapin,

Patelin

Et un tant

Soit peu

Sournois,

Et que

La vieille

Garde

De ses congénères

Appelait

Communément

Colonel

Chavert.

Deus ex machina

Quand,

Dans

Mon théâtre

D’ombres,

J’apprenais

A tirer

Les ficelles,

Jaillit,

Bondissant

De sa lampe,

En lieu

Et place

Du génie

Que j’escomptais,

Un inattendu

Farfadet,

Puck

Qui

A l’Ankou

D’une pirouette

Tordit,

Malicieux,

Le cou.

 » Vous dansiez ? Chantez maintenant ! »

Pierre Guedron

Cessez mortels de soupirer

Par le Poème Harmonique

Saint Eucaire

Dans

L’oratoire

Déserté

Et silencieux,

In petto

Je chante

Pour

La poussière

Qui danse,

Echevelée,

Dans

Un rai

Blanc

De lumière.

Les chants de l’aube

Jean Mouton

Déploration sur la mort d’Anne de Bretagne

Quis dabit oculis nostris

Par l’ensemble Jacques Moderne

Se laisser emporter

Guillaume Dufay

Salve flos

Par Musica Nova