Hiver et contre vous
J’ai l’insolence des gens heureux en ce moment précis où j’emplis les contours de votre regard. Vous étirez ma pâte jusqu’aux cieux, et je commande aux éléments. La vie se fait belle dans l’anse tranquille de vos bras.
J’ai l’insolence des gens heureux en ce moment précis où j’emplis les contours de votre regard. Vous étirez ma pâte jusqu’aux cieux, et je commande aux éléments. La vie se fait belle dans l’anse tranquille de vos bras.
J’habite un pays de poche, aux contours indéfinis, dont la cartographie se dessine sous mes doigts lorsque j’en désigne les flancs, les piémonts, et qui sous mon sortilège, ne laisse qu’à moi le privilège de contempler le bleu du lac de ses yeux.
Avoir un reste de foi pour croire qu’au lâché de la prise, le vide reculera devant les mailles d’un filet.