Dormition
La longue apnée
De l’hiver,
Qui me prive
De lumière,
Comme un plongeur
Se soustrait à l’air,
Je guette, avide,
Les rives du printemps
Qui hâte ses levées
Du matin
Comme un facteur
Pressé.
Les fins de nuit
Se troublent enfin
Du lait
D’un petit jour
Crayeux.
La lutte prend
Fin.