Dormition
par marronbleu
La longue apnée
De l’hiver,
Qui me prive
De lumière,
Comme un plongeur
Se soustrait à l’air,
Je guette, avide,
Les rives du printemps
Qui hâte ses levées
Du matin
Comme un facteur
Pressé.
Les fins de nuit
Se troublent enfin
Du lait
D’un petit jour
Crayeux.
La lutte prend
Fin.
Merci pour cette apnée. Pour moi, cela a aussi à voir avec l’écriture.
Ne dit-on pas de l’écriture, que l’on attend l’inspiration ? Votre remarque est très juste. Merci .
Votre plaque commémorative vient d’être inaugurée, avec d’autres sur la nouvelle page de mon blog : https://revuedesmomentsperdus.wordpress.com/ici-ca-reste-entre-nous/
Une bien belle mise en abyme, l’infini plus un platane ? Merci
Ou sont-ce des marronniers ?
Le soleil est si beau quand on est à l’ombre…