ce que vos yeux vairons

Quatre jours et quelques nuits

Les terres des derniers jours de juin, ces temps d’élection, aucun bagage, les langages se sont tus, je monte l’échelle de papier de mon fenil, le toit, délicat s’est soulevé, et je laisse le ciel silencieux et doux se poser sur mon front.

La rencontre

Ces jours comptés et rares, où la règle s’abolit, où le fer de la main se fait léger comme feuille de papier, tous les chemins sont ouverts, et mes pas me portent en retrait. Je romps avec la foule, et serai au rendez-vous avec moi-même.

Limes

Pieds
Endormis,
J’ai buté
Sur la borne
Enfouie
Sous
Un paquet
D’herbes
Couchées
Par la pluie,
J’avais
Oublié
Sa place
De pierre
Frontière.