ce que vos yeux vairons

En Villequier

Adèle errante, servant fidèle, une ombre et ses tourments. Son chemin sous ses pieds se décolle et sur lui s’enroule comme un lé de papier; pieds en socques et en sang, âme déliée, orant sans retour, éperdument

Publication lue, et empruntée à Lionel-Edouard Martin

S’il est quelque plaisir à se remémorer Ses bienfaits d’autrefois, quand on croit être bon, S’être montré fidèle à ses serments sacrés, N’avoir trompé personne en mal usant des dieux, Tu auras bien des joies, Catulle, en ton grand âge, Du fait de cet amour si mal récompensé ! Car tout ce que de bien […]

via Catulle (84-54 av. J.-C.) : Supplique aux dieux pour qu’ils l’aident à rompre (poème 76) — Lionel-Édouard Martin

Un pont de sept ans

Quand dénouant les manches enchevêtrées du manteau, ses mains arrêtées au regard d’Hedda. Elle ne cilla. Il ne parla pas. Seul, le froissement du tissu se prononçait.Ses yeux la crochetèrent. Le balancier du trapèze l’emporta très haut.
Max compta.
« Alpha-november, réveille-toi… »

L’atelier

J’ai saisi la canne brûlante du verrier, l’âme de mes doigts s’y est brûlée. Le charbon s’est fait crayon, et souffle le Biot de ses mots, lourds de leurs bulles d’air qui s’élève, et que jamais plus vous ne cueillez.

Février, juillet

De l’hiver,
Sa pâte
De verre,
Votre surgissement
De février
A soufflé
Une paraison,
Un vêtement
Transparent
Comme
Lumière,
Dont vous
Avez
Cassé
La coque,
Un matin
Qui n’avait
Plus rien
De l’été.

Douter de la lumière

J’ai ouvert le fruit vert de l’été. J’y ai vu le germe de pierre de l’hiver, ce noyau tant redouté.