ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2016

Tétraplégie des sens

Il ne me reste plus que la vue pour vous toucher.

In nomine

S’interdire
Ve vous
Dire,
Votre prénom
Claque,
Muet,
Son coup
De fouet
Sous
La ligne
De mes lèvres.

Pirouette

Un météore
Facétieux
Décolore
La toile
Chambley
Du ciel
Sous
Nos yeux.

Drôle

Poser l’adjectif
Devant, derrière, la vie se
Penche au gré du vent.

Sachez

J’ai laissé un jour que je crus doux se marquer des stigmates du doute, et les leurres et la douleur ont dissout la chair tendre d’un coeur resté immobile sous la dernière étreinte murmurée de votre coup.

Pavlov

Bougie Gambier
Habit Rouge
Cigarette d’été
Rien ne bouge
Monte une fumée.

La chanson-sparadrap

Son enquiquinante scie

Parunchemin

Un mot-between ici
Et loin, un trait sans union,
Un entrelecteur.

Les Pommes

Garder le goût d’un rêve s’accomplissant, le repas déserté, les voix s’assourdissant, une robe suée, tunique de Déjanire qui se décolle, vos mains sur le carmin du lin, et nos regards contenant leur respiration.

Le choix des armes

Lèvres hérissées,
De poils embarbelées,
Qui halètent,
Bouche noyée,
Sur l’estoc
Lisse
Et clair,
D’un sabre
Dégainé.