Lundi matin
Libre comme l’air,
Ses eaux au vent caracolant,
Lent, le lac respire.
L’étamine de mes
Paumes dressées contre le vent,
Poignets cabrés
Soleil levant.
J’ai lu un jour « tu
Es une planche pourrie »,un bois
Mort qui flotte encore.
Île en vue, toujours
La même chose, saborder la
Barque, la plage s’enfuit.
Et une Guinness
Le passé que l’on
Voudrait défroisser comme une
Boule de papier.
Trop n’en faut, savoir
Se taire, mais comment faire quand
On a tant à dire.