ce que vos yeux vairons

Meeley était prête

Hedda ne l’était pas. Mais elle s’alignerait. Victor pourrait faire craquer tout ce qu’il voulait, doigts, mâchoires, elle s’obstinerait.
« Elle a tout vidé, les sièges, il ne reste rien, elle n’emmène personne » dit Irène
« Dis lui, toi, jamais elle ne l’arrachera. Et après, elle fera quoi ? »
René ne répondit pas.

Sourire au coin

Ressemeler le
Portrait, photo écaillée
Où se plissent les traits.

Le montreur d’os

Toute pudeur bue, couennes corrompues, mes chers lambeaux, à leurs crocs suspendus.

Le tendiant

Donne à qui ne veut
Prendre, son argent à ses
Pieds, tas d’infortune.

Pillage

Le sable a bu,
Reconquête, gratter
Les traces séchées.

Eté glacé

Les portes, les fenêtres,
Derrière, le froid en meute, ne
Pas être sa proie.

Douane

Fuir vers ses arrières,
La barrière du temps baissée,
Un garde-frontière.

Les clameurs

Au chahut, réponse
Du silence, les remous
Apaisés reposent.