On ground
par marronbleu
Lourde d’un mauvais sommeil conquis sur les franges du petit matin, Hedda se leva. Irène et René l’attendaient, silencieux. On fait du bruit, surtout quand on ne le veut pas. La porte qu’on ne retient pas et qui claque, le parquet qui grince là où il ne devrait pas. On fait des odeurs, le café qui fume et qui éveille les consciences des dormeurs, le feu dans le kachelofe, l’odeur du bois qui chauffe.
Et on ne peut pas contenir la rumeur du monde, les oiseaux, les premières voitures sur la route. On ne peut pas tout taire.
« Du café, Max ? », demanda Irène
Max acquiesça.
Les crocs du dernier de ces trois mots dans le pied d’Hedda.
Elle se figea en haut de l’escalier.
Un morceau d’un tout? Cela donne envie d’en lire plus :)
Il s’agit d’un récit en forme de basse continue, un ison, un peu comme vos beaux instantanés. On peut indifféremment les lire de façon séparée, bien qu’ils soient constitutifs d’une même mosaïque.