ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2016

Try again

Les dés pipés
Des Dieux,
Jeter la donne
Sur le tapis,
J’abandonne
La partie.

Navytimer

Neuf heures va sonner,
Je vais devoir m’en aller,
Et ligne de fuite.

Conduite intérieure

S’en remettre au
Vent, hasard tourbillonnant,
Là trouver sa voix.

A Marcx

Time after time after time after time

Hier Hedda,
Hier déjà,
A quatre temps
La valse, quatre
Lettres plus une,
Promenade sous
La lune, les chants
Nocturnes et l’aube
Qui n’arrive pas,
Un hiver qui
N’avait pas froid,
Les doigts en sang
Traçant quatre et
Quelques mots, de
Soir en noir quand
Nul ne sombrait,
« Je partirai,
Si au sommeil
Vous cédez »,
Voussoyer ces
Temps conquis au
Jour, s’avancer
Encore, toujours
Vers la nuit, en
Franchir les seuils,
Soleil en deuil
Et coeur léger,
Convoquer Puck,
Obéron et
Bâtir, portés
Par le vent, les
Murs de notre
Seul Panthéon.

Fin de la chanson

Les jeux sont faits

Se sauver du cours
Amer des jours, jeter les
Dés en l’air. Tomber.

Skytrucker

A vivre tête en l’air, on devient aveugle aux gens, aux choses, se cogner aux réverbères, vouloir d’une gare dans les nuages, devenir son garde-barrière, des oiseaux en rails éphémères, badauds au comptoir du ciel qui regardent glisser silencieux les cargos quand les feux passent au jaune soleil.

Papa Tango

Hédda ? Talons blessés.
Max ? Envoie toujours tout valser.

Venterol-Beaucaire

Dans son reliquaire,
De beaux étés gardois et
Drôme solitaire.

Sans plan de vol

Sans autre carte que les poinçons des étoiles trouant le ciel, se fier à leurs déviations, Hedda fixa l’horizon encore noir, comme on lirait le braille d’un marc de café. Elle connaissait la route, les nuages comme autant de pierres en écueil. L’ivresse de la poussée quand elle quitterait le sol. Puis le calme.
La concentration.

Commun dénominateur

Elle se souvint d’une ancienne leçon de mathématiques qui l’avait laissée inquiète. Les ensembles qui se confondaient, ces vides que rien ne comblait, ces ronds avec lesquels personne ne jonglait, cette langue sans alphabet. Elle ne comprenait rien à ces communautés de ballons, elle craignait ces leçons qui la désignaient comme l’étrangère.
Elle aurait eu une maîtresse qui aimait la poésie de la mer, elle aurait compris sans peine que pour faire un phare, il fallait une terre, de l’eau, du feu et des vents capricieux.