ce que vos yeux vairons

Pourquoi m’avez-vous clouée à votre sol ?

Ecoute

Quoi faire pour arracher cette tunique de Déjanire qui la rongeait comme une lèpre.

Tout.

Elle avait tout tenté.

Comment faire pour oublier.

Elle avait tenté toutes les ascèses, toutes les lobotomies.

Rien.

Max était un poison lent.

Un poison plus violent que tous ceux qu’elle avait ingurgités, pour faire taire sa brûlure.

« Crève »

« Ou je crève »

Olive, 100 dBs

Du haut moyen-âge

A maintenant, hic et nunc,

Je suis là. Là. Là.

Mathilde

Mathilde,

Longtemps après que vous vous êtes effondrée sur le trottoir d’une contre-allée, j’écoute une chanson.

On y entend des ballons s’envoler, rien ne les retient.

Rien ne pourrait les retenir.

On y parle de roses blanches.

Comme celle que vous avez conservée au creux d’un portefeuille.

Une fleur de papier.

Celle que vous avez troquée envers et contre vous.

Il aura suffi d’une épine.

Vos yeux écarquillés lorsqu’elle vous a piquée jusqu’au sang.

L’ison

Le jubé des voix,

Posé entre là

Et les vivants,

Le répons des pierres,

Et l’ombre s’éclaire,

Le souffle passe

Comme

Une haleine

Sur un cierge.

 

 

Tancarville

Sous un soleil las,

Un arbre gris étend là

Son linge de feuilles.