Mathilde

par marronbleu

Mathilde,

Longtemps après que vous vous êtes effondrée sur le trottoir d’une contre-allée, j’écoute une chanson.

On y entend des ballons s’envoler, rien ne les retient.

Rien ne pourrait les retenir.

On y parle de roses blanches.

Comme celle que vous avez conservée au creux d’un portefeuille.

Une fleur de papier.

Celle que vous avez troquée envers et contre vous.

Il aura suffi d’une épine.

Vos yeux écarquillés lorsqu’elle vous a piquée jusqu’au sang.