Frau Holle
Au pays des côtes
A contes, j’écoute les ajoncs
Me dire leur légende.
Au pays des côtes
A contes, j’écoute les ajoncs
Me dire leur légende.
Du clocher sourd glas,
Tocsin, sa mélopée pour
Les morts, ses défunts.
Ciel de cellophane.
Le soleil sous le brouillard
Comme un cierge pâle.
Au loin un trait noir,
Virgule débile du corbeau
S’approchant. Croa.
Travées d’étagères.
Des livres à jamais plus
Ouverts. Cimetière.
Le tenir.
S’y tenir.
Une gymnastique.
Aller au confessionnal, tous les jours.
Consigner tous les faits.
Les faux.
Enjoliver les vrais.
Pour le cas où.
Un garçon violet,
Un trou à l’épaule, je l’ai
Vu. Il souriait.
Le trou, pour laisser
S’enfuir le trop qui est en
Lui. Ses mots comme des
Oiseaux sur l’épaule
Posés, leurs ailes bruissent et
S’écartent pour l’envol.
Là où je vis parfois. Il y a un cimetière solitaire. Des tombes seules, et des stèles entourées de lierre. Des pierres se couchant d’avoir trop attendu. Juste une main, avec dedans une pierre, un petit caillou. Pour dire, vous n’êtes pas encore mort. Puisque je suis venu.
Encaisseràlire
Etàfumerlersget
Regarderplusloin.
La musique. Un linge
Posé sur la nudité
Du silence. Musique.