ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2016

Frau Holle

Au pays des côtes

A contes, j’écoute les ajoncs

Me dire leur légende.

Erinnerung

Du clocher sourd glas,

Tocsin, sa mélopée pour

Les morts, ses défunts.

Hiver

Ciel de cellophane.

Le soleil sous le brouillard

Comme un cierge pâle.

L’oiseau

Au loin un trait noir,

Virgule débile du corbeau

S’approchant. Croa.

Les ombres

Travées d’étagères.

Des livres à jamais plus

Ouverts. Cimetière.

Journal de bord

Le tenir.

S’y tenir.

Une gymnastique.

Aller au confessionnal, tous les jours.

Consigner tous les faits.

Les faux.

Enjoliver les vrais.

Pour le cas où.

 

Sous l’arbre

Un garçon violet,

Un trou à l’épaule, je l’ai

Vu. Il souriait.

 

Le trou, pour laisser

S’enfuir le trop qui est en

Lui. Ses mots comme des

 

Oiseaux sur l’épaule

Posés, leurs ailes bruissent et

S’écartent pour l’envol.

Lehaïm

Là où je vis parfois. Il y a un cimetière solitaire. Des tombes seules, et des stèles entourées de lierre. Des pierres se couchant d’avoir trop attendu. Juste une main, avec dedans une pierre, un petit caillou. Pour dire, vous n’êtes pas encore mort. Puisque je suis venu.

Scriptio continua

Encaisseràlire

Etàfumerlersget

Regarderplusloin.

A kind of blue

La musique. Un linge

Posé sur la nudité

Du silence. Musique.