Cierge magique
Des cheveux aux pieds
Lumière en spirale, zigzag
D’un feu en coulée.
Des cheveux aux pieds
Lumière en spirale, zigzag
D’un feu en coulée.
Une goutte de verre
Une loupe d’eau sur le brin
D’herbe en sueur.
La farce des pions.
Sacrifiés pour les beaux yeux
D’une reine. Échec.
Le mur froid. Entre
Le froid et sa peau, ouvert,
Le manteau. La brume
Accroche une perle
D’eau sur les vagues de son
Carré d’astrakan.
Dur comme celle que l’on
Se mène, et bon quand bien même
Sa croûte se brise.
J’implore le ciel. Que
Revienne le soleil et
Son four chaud. L’été.
Le jour. Fatigué,
Qui traîne les pieds et ne
Veut pas se lever.
Ces jours de soleil
Gris,cheveux filasses de
L’hiver qui tombent.
A mes pieds où s’en
Vont gouttant les perles de
Sang de mes gerçures.
Les peaux bleutées du
Ciel l’été, mains d’hiver,
Doigts bleuets de froid.