ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2017

Les mains

Rameaux de bois, fagots de froid. Sous le maigre brasero des aisselles.

Chaudron

Fermer les yeux, se
Laisser brûler par la glace.
Le feu de l’hiver.

Guenilles

Le givre, ses bas
De froid, sur les branches et les
Jambes. Dénudées.

Envoûté

Poudre d’étoiles et
Mica en salière. Le ciel.
Jonché de lumière.

Incipit

Comme un livre ouvert
A la bonne page, Hedda. Max
Plonge en son histoire.

Balle au camp

Ballons en cordon
Dragées blanches,légères comme
Une bulle de savon.

Débâcle

Par le cadre du
Tableau le dessin fond et
S’en vont les couleurs.

Derrière la barrière

Une page.
Ses marges noires.
Des sapins en muraille qui contiennent la lumière.
Un pare-soleil de branches.
Un froid de verre.
Un ciel de lait.
Le vert des mousses, leur vert et gris qui perce sous la glace.
Les bouillons de l’eau.
Son haleine froide.
Le marc noir de la tourbe.
Les mottes de grès rouge où s’use le courant.
L’eau trop froide pour abreuver les vivants.