« Dans la beauté du monde la nécessité brute devient objet d’amour. Rien n’est beau comme la pesanteur dans les plis fugitifs des ondulations de la mer ou les plis presque éternels des montagnes. La mer n’est pas moins belle à nos yeux parce que parfois des bateaux sombrent. Elle en est plus belle au contraire. Si elle modifiait le mouvement de ses vagues pour épargner un bateau, elle serait un être doué de discernement et de choix, non pas ce fluide parfaitement obéissant à toutes les pressions extérieures. C’est cette parfaite obéissance qui est sa beauté. » (AD5, 112)
Simone Weil
retour en son sein
ou celui de sa soeur
son île, Elle, la Terre
de crabe ou de ver
voilà un céleste destin :
en faire leur festin
sera notre paradis
La poésie réconcilie les hommes avec vie.
« Dans la beauté du monde la nécessité brute devient objet d’amour. Rien n’est beau comme la pesanteur dans les plis fugitifs des ondulations de la mer ou les plis presque éternels des montagnes. La mer n’est pas moins belle à nos yeux parce que parfois des bateaux sombrent. Elle en est plus belle au contraire. Si elle modifiait le mouvement de ses vagues pour épargner un bateau, elle serait un être doué de discernement et de choix, non pas ce fluide parfaitement obéissant à toutes les pressions extérieures. C’est cette parfaite obéissance qui est sa beauté. » (AD5, 112)
Simone Weil
Un pont. Le traverser.
Un ponton. Y accoster.
La mer.
Nous brodons sur elle.
La regarder suffirait donc.
un pont-bascule
s’y peser
un pont-levis
y danser une valse
un pont-l’évêque
y réciter un poème
de vers anciens:
« Tout le monde également l’aime
car il est fait avec tant d’art … »
Un dos d’âne.
Un dos rond.
Le dos d’un chat.