Vers Orebic

par marronbleu

La route.
Un goudron noir qui absorbait la lumière.
En haut, il n’y avait rien.
Juste la nuit.
Personne ne prenait plus la route à cette heure.
En bas brillait la vie.
Max avait arrêté le moteur.
« Prends le volant »
En bas, loin, le plat.
Le rez des vagues.
Et là, une montagne amputée et sa muraille qui béait.
Droite.
Une coupure nette.
Hedda cilla sous le coup de fouet de la voix.
« Tu vas y arriver » dit Max
Elle mit le contact.
Sans rien dire.
L’enfer ouvrait sa gueule.
La descente allait commencer.