Mon destin de vermicelle chinois
Boire mon bouillon,
Pendu au cou d’un ravi
Ravioli. Kampaï.
Boire mon bouillon,
Pendu au cou d’un ravi
Ravioli. Kampaï.
Deviser avec
Les varices d’une jambe.
Entre vieilles routardes.
Une main habile, de
Moi ferait une longue
Dentelle de bois.
Cartonné, je peux
Espérer finir en sous
Main. Portrait d’un chat.
Laisser un poisson
Nu, semer son vêtement
Nacré dans l’évier.
Pyrex ou cruche en
Saint Louis, quand ça tombe, ça tombe,
Bing, ça tombe à l’eau.
Ci-gît la nuit en
Son hiver, et la lumière
Erode sa ponce.
Comme lui,
Je naquis,
Enroulé
Tel un filet
Autour d’une câpre.
Comme lui,
Je mourrai,
Allongé,
Mon front
Baigné
De la meilleure
Huile,
Chrême
Des chrêmes,
Olive.
Ou arachide.
Le jour où les femmes cesseront d’enfanter.
Où nous regarderons la terre se vider.
Dieu sera seul.
Pauvre diable.
Capturé.
Non.
Je me suis laissé attraper.
Que savez-vous de la steppe.
Je suis de l’autre côté.
Du côté de vos chats.
De leur poil lustré.
De leurs griffes à ras.
Du côté des repas.
Et je vous regarde.
J’ouvre la gueule.
Je tends une patte
Que j’agite sous votre nez.
Devant moi.
Planté régulier.
Un bosquet.
Ses troncs rectilignes.
L’acier de son bois.
Je suis allongé.
Je vois des pieds.
Je flaire des roues.
De la chair en poussette,
De l’enfant de gibier.
Je ne regrette rien.
Troc de savane.
Mon instinct
Contre du vin,
Des viandes sèches.
Du maigre non faisandé.
Des poulets grêles
Contre de la carne
De gazelle.
Mon ventre est plein.
Je peux rêver.
La savane est belle.
La savane est loin.
Quand on n’a pas faim.