ce que vos yeux vairons

Mois : février, 2017

Mon destin de diabolo menthe

Une paille, un glaçon,
Yves sinon rien, sa rengaine
Au sirop. Si bon.

Mon destin de rond de serviette

Un anneau de bois
Glissé sur un doigt de soie.
Doux fer d’une serve.

Mon destin de stylo qui coule au fond de la trousse

Sur le cuir, la tache
D’une blessure qui s’élargit.
Un sang d’encre. Bleu.

Mon destin de Glassharmonica

Sur la lèvre de
Cristal d’un gobelet, un
Doigt. Sa voix flûtée.

Mon destin de « C’est quand la mer ? »

L’antienne redoutée
Par un comanche et sa squaw,
« Iroquois encore ? »

Mon destin de beignet à l’abricot

Petit soleil à
L’ambre solaire doré, de
Sable saupoudré.

Mon destin de cahier de vacances

Pénitence de
L’enfance qui s’ennuie pendant
La sieste. (Pif-gadget).

Mon destin de Max et Hedda

Lucky strike and clash,
Am Himmel Donnerwetter,
Die hard, you bastard.

Mon destin de film alimentaire transparent

Dormir au fond d’un
Cercueil de carton, Haddock
Et son sparadrap.

Mon destin de petit chien dans Le quai des brumes

Quart Vittel est au
Lit, et le bateau part sans
Jean et Nelly. Fin.