Vol à la tire, chez Arbrealettres
par marronbleu
Accepte ce désert frappé à ton vrai signe accepte ce désert pour habiller le vide à quoi l’on te connaît (Marc Alyn)
Accepte ce désert frappé à ton vrai signe accepte ce désert pour habiller le vide à quoi l’on te connaît (Marc Alyn)
Pensée à creuser:
nous sommes tous
des ensembles vides
solitaires éphémères
dans un ensemble vide
Des singletons.
souvent avides
au ton cinglant
clowns comiques
dans un cosmique
qui s’éclate de rire
Jolie pirouette inversée.
cousu de fil doré
Une suture invisible.
nous n’
avions pas de
réactions
allergiques
sans doute
notre bout du nez
est bien raccommodé
A André Laude
C’est la fin, le poète est au bout du rouleau,
Quelques beaux vers et il paiera l’addition.
Des litres de misère, autant de distorsion,
La facture est salée, il y laisse sa peau.
Nul regrets pour sa vie de céleste clodo
À tenir dans les bars de longues discussions
Sur notre destinée, éternelle question,
À appâter la rime, assis au bord d’un pot.
Familier de l’angoisse, il connaît ses recoins,
C’est en sa présence que la vie se disjoint,
D’une brasure dorée, il crée l’unité.
Éclaireur de l’âme, il est en première ligne,
Contre l’obscurité, ses armes sont ses lignes,
Partout où est la beauté, le monde est sauvé.
Un très bel hommage. A l’étroit dans une petite rubrique « commentaire », c’est dommage. Lui trouver sa juste place.
Merci marronbleu, c’est un « vieux » sonnet, on peut s’en rendre compte par le fait que ça ne sont pas des Alexandrins, et les rimes sont pauvres sauf les deux premières du dernier tercet qui sont très riches, des panzanis ;). J’avoue que j’aime bien ce dernier tercet et que rien que pour lui ça valait le coup de ressortir ce poème et puis je parle d’André Laude. Je suis content de contribuer à le faire connaître. Le président de l’association des amis d’André Laude passe sa retraite à le faire connaître. Il ne l’a lui même jamais rencontré. Il n’a aucun intérêt personnel à ce qu’on le lise, en tout cas pas financier. Il fait ça pour la beauté sans doute, pour sauvé le monde.
Se repasser sa voix, comme un disque maintes et maintes fois écouté.