ce que vos yeux vairons

La déambulation

Les pas
De la promenade,
Qui s’inscrivent.
Dans
La poussière
Du chemin,
Leurs traces,
Autour
De la glaise
Où poussent
Les roseaux.
L’étang,

Tourne
Tous les jours
Le même homme
Solitaire,
Derviche
Qui prend
Dans le filet
De ses voltes
Silencieuses,
L’antienne
D’un foulque.
Tous les jours,
Les mêmes pas,
Autour
D’un même chant.
Ses grincements.
Kow, kow, kow.

La canne

Le poisson
Qui avait
Peur
De la mer,
Enclos
D’un scaphandre,
Sa vierge
De fer,
Aveugle
En
Son bocal,
Se cogne
A
Ses arêtes.
Il est seul,
Sans
L’auxiliaire
D’un pilote.