Le linteau de la porte
Je suis née d’une
Pierre, croisillon de deux noms,
Initiales M, T.
Et K.
Je suis née d’une
Pierre, croisillon de deux noms,
Initiales M, T.
Et K.
S’enfouir à Berlin,
Entendre la litanie,
Chapelet des noms.
Ils ont été des
Portraits souriants, leur sang
Sous le matricule.
Après, nous sommes nés.
Enfants de la cendre, l’oubli,
Jusqu’en son ivresse.
Une carte postale, une
Mer de sapins gris et verts,
Là. Hier aussi.
Ils sont venus de
Partout, longs trains d’idiomes, les
Cris, sans traduction.
L’été, le printemps
En atour autour du camp,
Bolduc transparent.
Tous ces phares, frères à
L’agonie, aiguilles de pierre
Ecorchant les cieux.
Les châlits, comme des
Etagères, encombrement
D’hommes. Trous des yeux. Noirs.
Croire aux miettes, aux grains
De blé, quand tous les dieux vous
Ont abandonnés.