ce que vos yeux vairons

Mois : avril, 2017

Fistulina hepatica

L’arbre. Un roi et
Son fou moqueur qui tire la
Langue au promeneur.

L’éponge

Du bout du doigt, dans
L’éphémère de la mousse, un
Rond, Ajax-Vitres.

Saint-Bonnet-du-Gard

La photo, deux trous
Me dardant, l’ardent
Regard. Et j’ai froid.

Wir schaffen das, Aaron

Cruciverbiages

« Vous souvenez-vous, Max ? »
Hedda écrivait.
« Vous souvenez-vous de ce samedi ? »
« Un samedi de lucernaire, j’avais allumé ma bougie, et je vous ai écrit. J’ai écrit pour vous pour la première fois.
Je vous avais dit.
J’allume ma bougie, et je vous écris.
Je suis aux Gambier.
Après les mots d’avril, il y eut vos mots de juillet.
Deux mots, les pierres d’une lapidation.
Effacez-moi.
J’ai bien essayé.
La noyade.
Les profondeurs, sans les joies de l’ivresse.
Vous m’aviez dit aussi, vous en souvenez-vous, que faites-vous dans…
J’ai pris mon temps.
J’ai mis le temps.
J’ai tout envoyé valser.
Un bel Immelmann.
Je suis enfin là où vous me voyiez.
Une pirouette.
Et je vous écris.
J’écris »

Chasse-spleen

Une petite tache, un
Confetti, une parcelle du
Ciel. Son paradis.

Les maîtres de chais et l’Ancestrum

Au peigne fin, les
Coteaux, vignerons, garçons
Coiffeurs. Figaro.

Le chien, le bord du chemin, et moi


« A room with a view »

Mandarin

La longue natte
Du lettré, tressée en un
Noir cordon de soie.