ce que vos yeux vairons

Mois : avril, 2017

Tout à gagner

Se dire, sans l’ombre
D’un aveu, croître, pousse,
Nouvelle pelure.

In corde suo

Le banc. La chapelle
Aux champs, le chant d’un oiseau,
Un moine, un moineau.

L’ascension

Parabole de la
Pierre lancée vers le ciel, son
Apogée. Nadir.

La page blanche, les barreaux

Un peu perdu, un
Vieux a oublié la route
Vers ses souvenirs.

Une vanité

Les orbites lisses,
La porcelaine poncée
Du crâne. Sablier.

La sieste

L’ivoire du visage
D’un dormeur, sur le velours
Vert de la pelouse.

Ostraca

Au fond de mes poches,
Des confetti de pierre, de
Petits cailloux blancs.

Sing-Sing

L’outrecuidance
De ces oiseaux quand je leur
Parle, ils font silence.

Pop sing, sung, sang

Agnès, et les autres

Quand les gens meurent, je
Ne parle plus à ceux qui
Restent. Leur douleur.
Me tue.