En mai, fais s’il te plaît
La nuit sans remord,
Pousser les jours par-dessus
Bord. Mutinerie.
La nuit sans remord,
Pousser les jours par-dessus
Bord. Mutinerie.
Mon écriture grasse,
Je n’ai pas eu assez faim
Pour qu’elle s’acère.
L’éphéméride
Du soleil sur vos joues, rouille
De ses éphélides.
La vie, posée sur
La margelle de mes doigts, et
Si je serre, le puit.
J’ai ouvert la porte
Au vent et je recule, il
N’en a cure, j’apprends
L’absence, sa pierre à
Aiguiser, affûter le
Fil mince de ma feuille.
Sous le porche, le banc,
Dans un coin, un reste de
Soleil rouge sang.
Son sang qui coule le
Long des rafles, vous êtes ses
Grappes oppressées.
Elle ahane, la
Tortue, coquilles fragiles
De ses oeufs pondus.
Le soubresaut de
L’arbre, la ride de la
Branche penchée sur l’eau.