L’italique
Penchée, la colonne
D’un vieil homme, sur son dos, il
Porte son passé.
Penchée, la colonne
D’un vieil homme, sur son dos, il
Porte son passé.
Les doigts
En claire-voie,
Je fixe
Le ciel,
L’éclat d’un
Premier rayon
De soleil
Qui crève
Et flétrit
De son chalumeau,
La peau
De la nuit
Qui s’éteint.
Devant la maison,
S’est arrêté le printemps,
On frappe à la porte.
Que peut l’ombre si
Le soleil veut se lever.
Fermer les volets.
Sens-tu le pouls de
L’aube, ses premiers remuements,
Ton souffle. Plus court.
Je pense un carré,
Sourdent les ombres fraîches, l’air
Des matins premiers.
Le livre, un oiseau,
Quand le vent souffle sur leurs
Ailes lentement.
Je mange, ma faim se
Rassasie, j’ai faim, je me
Creuse jusqu’à l’envie.
Avons-nous faim, la
Bouche ? Ce matin, attendre,
Elle viendra à nous.
Je remonte le
Carrelet, les poissons sont
Là à attendre.