ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2017

L’italique

Penchée, la colonne

D’un vieil homme, sur son dos, il

Porte son passé.

Soudure à l’arc

Les doigts

En claire-voie,

Je fixe

Le ciel,

L’éclat d’un

Premier rayon

De soleil

Qui crève

Et flétrit

De son chalumeau,

La peau

De la nuit

Qui s’éteint.

Entre

Devant la maison,

S’est arrêté le printemps,

On frappe à la porte.

 

Robusto vs Robusta

Que peut l’ombre si

Le soleil veut se lever.

Fermer les volets.

Le point de rupture

Sens-tu le pouls de

L’aube, ses premiers remuements,

Ton souffle. Plus court.

 

 

Arrêt sur image

Je pense un carré,

Sourdent les ombres fraîches, l’air

Des matins premiers.

Cerf-volant

Le livre, un oiseau,

Quand le vent souffle sur leurs

Ailes lentement.

 

Bouches

Je mange, ma faim se

Rassasie, j’ai faim, je me

Creuse jusqu’à l’envie.

 

 

Les ogres

Avons-nous faim, la

Bouche ? Ce matin, attendre,

Elle viendra à nous.

 

Moi aussi

Je remonte le

Carrelet, les poissons sont

Là à attendre.