Les blancs, les noirs
Deux jours, ses heures
Qui s’épuisent lentement,
J’attends que la nuit
Me surprenne.
N’importe quand.
Deux jours, ses heures
Qui s’épuisent lentement,
J’attends que la nuit
Me surprenne.
N’importe quand.
Je suis ce damier,
Semis de pas japonais,
La vie à caser.
Fiasco du soleil
Sur ma peau, brûlis fumants
De ses repentirs.
La lande, son tartan
D’été, le froid noir de
L’eau, galets de la tourbe.
A Douarnenez,
Le KA-rez d’une maison
Vous ai dessiné.
Voyager léger,
Vider ses poches, n’y garder
Qu’une place pour les mains.
Vous, plus silencieux
Que ces pierres que je remue
Pour qu’elles fassent leur bruit.
Le goutte-à-goutte
De l’horloge, le frigo lui
Répond. Son ison.
Se posent les portes,
Les fenêtres, le vent est
Là seul maître.
Arrêtez les pendules, coupez le téléphone, Donnez un os au chien, qu’il cesse d’aboyer ; Faites taire les pianos ; au son sourd du tambour, Faites sortir le cercueil, faites venir le cortège. Que tournent dans le ciel des avions en pleurs ; Qu’ils y griffonnent les mots IL EST MORT. Qu’on mette des nœuds […]
via W. H. Auden – Funeral Blues — BEAUTY WILL SAVE THE WORLD