ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2017

Les blancs, les noirs

Deux jours, ses heures

Qui s’épuisent lentement,

J’attends que la nuit

Me surprenne.

N’importe quand.

 

L’échiquier

Je suis ce damier,

Semis de pas japonais,

La vie à caser.

Pare-feu

Fiasco du soleil

Sur ma peau, brûlis fumants

De ses repentirs.

Sous le vent

La lande, son tartan

D’été, le froid noir de

L’eau, galets de la tourbe.

SKApa Flow

A Douarnenez,

Le KA-rez d’une maison

Vous ai dessiné.

Saluki, SaluKA

Voyager léger,

Vider ses poches, n’y garder

Qu’une place pour les mains.

Mouth wide shut

Vous, plus silencieux

Que ces pierres que je remue

Pour qu’elles fassent leur bruit.

La boîte à musique

Le goutte-à-goutte

De l’horloge, le frigo lui

Répond. Son ison.

 

Play time

Se posent les portes,

Les fenêtres, le vent est

Là seul maître.

Emprunt, BEAUTY WILL SAVE THE WORLD

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone, Donnez un os au chien, qu’il cesse d’aboyer ; Faites taire les pianos ; au son sourd du tambour, Faites sortir le cercueil, faites venir le cortège. Que tournent dans le ciel des avions en pleurs ; Qu’ils y griffonnent les mots IL EST MORT. Qu’on mette des nœuds […]

via W. H. Auden – Funeral Blues — BEAUTY WILL SAVE THE WORLD