La noce

par marronbleu

Il y a, il y eut A.S.

S, l’aplatir sur une enclume, le zig-zag d’un Z, A.Z., presque d’autres initiales, Alexis Zorba, après tout, Alex, c’est aussi les Balkans. Je ne le connaissais pas, je l’ai croisé à son mariage, j’ai dû le féliciter, sans doute, lui, et son drôle de ménage, tout deux très beaux, très grands, un drôle d’attelage. Je le revois, un bout de tout petit enfant pendu au bout des doigts, Clémence commençait à marcher à peine, et sa femme qui papillonnait dans le jardin, leur fille était bien où elle était. Je ne connaissais personne, je m’assis dans le jardin à la place qui m’était assignée par un petit carton. Derrière moi, le labour de mes talons dans le gazon spongieux, il avait plu, il allait encore pleuvoir, et Charles, son frère, smoking noir et pieds nus, qui foulait l’herbe parce qu’il faisait chaud, peut-être avait-il mal aux pieds, comme moi. Je ne m’étais pas déchaussée.